Sur un film de fiction, le drone n’est pas une unité à part. Il prolonge le regard du réalisateur et du directeur de la photographie. Avant le tournage, nous échangeons avec eux sur l’intention de chaque plan aérien : ce qu’il doit raconter, d’où il part, où il arrive, comment il se raccorde aux plans tournés au sol. Un plan aérien réussi est un plan qui ne se remarque pas comme tel dans le montage final.
Le plateau impose son propre rythme. Les comédiens, la lumière, la régie, tout le monde attend le bon moment. Nous préparons donc les trajectoires en amont, les répétons à vide, et restons prêts à décoller dès que l’assistant réalisateur donne le feu vert. Sur une journée de fiction, chaque minute compte, et la fiabilité vaut mieux qu’une prise de plus.
Nous travaillons en binôme : Paul pilote, un cadreur dédié tient le cadre. Le réalisateur dialogue avec le cadreur comme avec n’importe quel opérateur caméra.
Pour un film d’époque, le repérage aérien fait partie de la préparation : nous montrons à la décoration ce que le drone verra réellement, afin d’anticiper ce qu’il faudra masquer ou effacer.