Une toiture ne se photographie pas comme un paysage. Pour une commune, l’image doit servir à décider : faut-il intervenir, où, et avec quelle urgence ? Nous construisons donc chaque vol autour de cette question, et non autour du plus beau plan.
Concrètement, nous suivons un ordre fixe : vue d’ensemble du bâtiment, puis chaque pan dans sa totalité, puis les points singuliers. Les noues, les rives, les solins, les pieds de cheminée et les abords des fenêtres de toit sont photographiés sous plusieurs angles. Un défaut vu de face peut disparaître vu de biais, et inversement.
La lumière compte aussi. Une lumière rasante fait ressortir une tuile soulevée ou un faîtage affaissé ; un ciel couvert, au contraire, évite les ombres dures sur une couverture sombre. Nous choisissons l’heure du vol en fonction de l’orientation de chaque pan.
Sur un clocher, la difficulté est la hauteur et la proximité. Nous travaillons au Mavic 3 Enterprise RTK, compact et stable, qui permet de tenir une position précise près d’une maçonnerie sans prendre de risque inutile.