Une paroi rocheuse ne se photographie pas comme un paysage. Pour que la photogrammétrie fonctionne, chaque zone doit être vue sous plusieurs angles, à une distance aussi constante que possible. C’est cette régularité qui donne une précision homogène sur toute la surface, du pied au sommet. Nous réalisons des passes face à la paroi, puis des passes obliques, indispensables pour lire le fond des fissures et les surplombs.
Voler près d’une falaise demande une vigilance particulière. Le vent y forme des rafales et des remous, et la paroi peut masquer une partie du signal satellite. Nous gardons une marge de distance, adaptons la vitesse et surveillons en continu la qualité du positionnement. Si les conditions ne permettent pas une couverture fiable, nous préférons reporter : le report pour mauvais temps est gratuit.
La lumière compte aussi. Un éclairage trop dur creuse des ombres qui gênent la reconstruction. Nous choisissons le créneau où la paroi est éclairée de façon régulière.