Filmer un deux-roues demande une attention particulière. Le scooter est léger, il réagit vite, et son pilote n’a pas la protection d’une carrosserie. Nous fixons avec lui des distances minimales, des vitesses de référence et des signes simples pour interrompre une prise à tout moment. La caméra ne s’approche que lorsque la trajectoire est stabilisée.
Le passage de la montagne à la ville change tout. Sur une route de col, la lumière tourne vite avec le relief et les virages s’enchaînent : nous calons les prises sur les créneaux où le soleil éclaire la chaussée. En ville, ce sont la circulation, les feux et les piétons qui dictent le rythme. Nous adaptons la longueur de chaque prise et le nombre de passages à chacun de ces décors.
Pour une campagne mondiale, la cohérence visuelle entre les séquences compte. Nous gardons des hauteurs de caméra et des mouvements comparables d’un lieu à l’autre, pour que le montage enchaîne naturellement Airolo, Genève et Lausanne.