Comment se passe un tournage avec un drone ?

Les coulisses d’un tournage avec un drone multi-rotor

Même pour des professionnels chevronnés comme ceux de Drone Ardèche un tournage avec un drone multi-rotor est une aventure toujours renouvelée. D’une part les situations de vol sont très variées et sont totalement dépendantes des missions. D’autre part les aéronefs télé-pilotés, en solo ou en duo, sont des outils de précision qu’il faut savoir maîtriser.

Multiplier les rotors c’est multiplier les problèmes éventuels

On le sait bien, plus une machine est complexe plus les pannes ou les dysfonctionnements peuvent être nombreux. Les drones multi-rotor n’échappent pas à cette règle. Si la complexité de l’entretien et de la configuration était déjà bien présente avec les premiers modèles à 4 rotors, elle n’a fait qu’augmenter avec l’arrivée des hexa-coptères (6 rotors) et des octo-coptères (8 rotors).

Ces véritables outils de précision sont aussi des machines de course qu’il faut piloter avec doigté pour éviter la casse. Avant chaque déploiement sur un tournage, ou pour une inspection industrielle ou patrimoniale, la visite pré-vol et les réglages peuvent prendre un certain temps. Ils sont pourtant essentiels à la réussite de nos missions. Les commandes doivent être testées avec soin pour que l’aéronef réponde fidèlement aux ordres de son télé-pilote.

Les équipements embarqués sont fragiles

Si la structure des drones est assez solide et légère, elle est majoritairement construite en balsa renforcé par du carbone, que dire de celle des charges utiles qu’il embarque. Les stabilisateurs et surtout les capteurs vidéos ou photographiques sont composés d’éléments fragiles, servo-moteurs et lentilles notamment, qu’il convient de ne pas choquer. Ils ont besoin de réglages minutieux au sol qui vont être déterminants pour la qualité des images.

Comme pour les drones qui les embarquent il faut contrôler le bon fonctionnement de toutes les commandes des charges utiles. Les stabilisateurs travaillent sur 3 axes grâce à des servo-moteurs de précision. La caméra embarquée demande une attention encore plus précise. Si le stabilisateur fonctionne en automatique grâce à une centrale inertielle, le capteur vidéo est opéré manuellement en solo ou en duo. Le télé-pilote, et éventuellement le cadreur et le réalisateur, ont besoin d’avoir un contrôle total de ses fonctions à distance. Le flux vidéo qu’il émet doit être transmis en temps réel pour que le retour image au sol autorise une réalisation précise conforme au script.

A un ou deux il faut affronter toutes les situations

Chaque nouvelle mission exige une préparation spécifique dictée par la topologie des lieux de tournage, l’objet des prises de vues et bien sûr de la météo. Ces trois facteurs à eux seuls font des tournages de Drone Ardèche en multi-rotor de nouvelles aventures à part entière. A ces difficultés on peut ajouter celles qui peuvent survenir lors d’une réalisation en duo. Souvent le télé-pilote est le cadreur et aussi le réalisateur. Pour les missions les plus complexes, celles que l’on effectue d’habitude en multi-rotor, le tournage se fait à deux.

La prise de vues en duo c’est tout un art. Il s’apparente à celui du cinéma traditionnel sauf que la caméra est dans les airs. Le pilote doit se concentrer sur son vol et le cadreur ou le réalisateur doit s’occuper de toutes les fonctions de la caméra. Cette équipe au sol est atypique. D’autant qu’il arrive que le réalisateur, surtout pour nos mission longs-métrages cinématographiques, ne fasse pas partie du Team Drone Ardèche. Pour réussir ces aventures, et venir à bout de leur complexité, il faut réunir des qualités nommés minutie, rigueur, expérience et esprit d’équipe. C’est grâce à elles que le Team Drone Ardèche peut opérer dans toutes situation, en France et dans toute l’Europe.

Vote général
Vos notes
[Total : 1 Moyenne : 5]